L'Emir du Qatar ne veut plus de gaspillage
«Ne pas dépendre» que du pétrole et du gaz
La nouvelle approche doit inclure «la culture de la planification, du travail», notamment auprès des jeunes, a dit l’émir qui s’exprimait à l’ouverture d’une nouvelle session du Conseil consultatif, la principale Assemblée qatarie. L’émir a également affirmé que son pays avait adapté ses plans de développement à l’impératif de «diversifier ses sources de revenus pour ne pas dépendre exclusivement du pétrole et du gaz».
«Il y a des défis à relever dont ceux de la (culture) de la consommation chez les jeunes», a déclaré le jeune émir. «Sans cela, nous ne pouvons pas avancer car la richesse, par elle-même, ne suffit pas». «Nous avons réalisé beaucoup de choses et nous pouvons faire plus, mais nous devons le faire en tenant compte de la réalité des choses», a encore déclaré cheikh Tamim.
Des mesures d’austérité inédites
Le pétrole et le gaz ont fait du Qatar l’un des pays les plus riches du monde, mais la chute des prix a sérieusement affecté ce petit émirat du Golfe. Le Qatar projette pour 2016 un déficit budgétaire de 12 milliards de dollars, le premier en 15 ans. Ce déficit devrait persister en 2017 et 2018 et le pays envisage, pour y remédier, des mesures d’austérité et l’introduction de la TVA. En dépit des conséquences de la chute des prix du pétrole, l’émir a estimé que son pays continue à avoir une économie solide, en précisant que le taux de croissance a atteint 3,6% en 2015.
Leparisien.fr avec AFP